Areh AHMED FARAH

Convergence pour le renouveau citoyen

 «L'erreur ne devient pas vérité parce qu'elle se multiplie et se propage, la vérité ne devient erreur parce que nul ne la voit» GHANDI

 

CONSENTEMENT ET DROIT AU DESACCORD!

 En Afrique, la participation ou non à l'éléction présidentielle fait souvent débat au sein des coalitions des partis politiques de l'opposition. Cela est dû généralement au fait d'un manque de confiance, de sincérité et de transparence dans l'organisation de l'éléction, surtout quand celle-ci est organisée par le parti au pouvoir.

 Le MRD par la voie de son président, porte parole de l'USN, a décidé de ne pas suivre la décison du haut conseil, majoritairement favorable pour la participation à cette présidentielle d'Avril 2016. Cette position est pleinement légitime.

Il peut y avoir des divergences politiques au sein d'une coalition. Personne ne peut prétendre detenir la vérité absolue ni le monopole de l'opposition. Par ailleurs, on ne peut pas manquer de soulever une question : Le MRD est-il en mesure de présenter une candidature? Poser la question, c'est y répondre : en l'état actuel des institutions et de la conjoncture politique, c'est non! Le MRD reste toujours dissout, et son Pdt hors-jeu, du fait qu'il est bi-national. Pourquoi alors parler de boycott?

En 2013, avec USN, l'opposition est sortie d'un boycott de 10ans. Le plus long boycott élèctoral de toute l'histoire de l'opposition en Afrique.

Certains hurlent à la trahison pendant que la caravane passe!

 Il aurait été souhaitable que le pdt du MRD, renonça à sa double nationalité et convaincre les uns et les autres pour créer un consensus autour de sa personne pour être le candidat de l'USN afin d'incarner une vision nouvelle, une vision alternative. Cela ne fut pas le cas! Alors que veut ou demande le MRD aux autres parti politique membres de l'opposition. Le boycott collectif? Mais alors pour combien de temps, et avec quelle stratégie? Il faut rester raisonnable et faire preuve de responsabilté, garder son sens de l'engagement politique. Certes, une éléction libre et transparente est une exigence pour tout démocrate. La question du CENI, ne doit en aucun cas affaiblir l'avancée progessive et indéniable des idées et les aspirations de la majorité du peuple djiboutien au changement. En politique comme dans tous les domaines, savoir être pragmatique, raisonnable et responsable, sont les vertus de l'engagement et de l'action.

L'avenir, c'est aujourd’hui; et, ne pas l'insulter c'est se donner les moyens d'agir.

Attention, il n'y a pas demain sans aujourd'hui.

 Malgrés la mauvaise foi, le refus du pouvoir de créer les conditions d'une compétition loyale avec les multiples et inimaginables entraves aux droits politiques de l'opposition, USN , a décidé de prendre part à cette élection présidentielle comme ce fut le cas en 2013. Le boycott reste toujours est une erreur politique.

A la différence de toutes les autres coalitions de l'opposition , l'USN, a su lancer une véritable dynamique sociale et populaire pour le changement. Dans un état de déresponsabilité, elle a su mobiliser et sensibiliser les citoyens pour une prise de conscience de leur condition d'existence. Par la violence et la brutalité, le pouvoir a tenté d'en finir avec l'opposition et de la remetter dans sa boite appelée boycott pour encore longtemps, le temps nécéssaire pour lui d'organiser et de planifier une succession interne « apaisée »

  Et pendant ce temps.

Dans les rangs d'une certaine «opposition», de plus en plus séctaires et démagogues, hostiles à l'USN, s'arroge le droit d'insulter, de diffamer, de discréditer des hommes et des femmes honorables, victimes pour leur engagement politique, leur combat pour un idéal de justice, de démocratie et le respect des droits des citoyens.

C'est regrettable, irresponsable, et irrespectueux.

 C'est le procés d'intention, la méfiance et la suspiscion à tous les étages.

A qui profite le crime?

 Le MRD n'est pas le seul parti pour le boycott. Mais parmi ceux, qui alimentent la haine et le rejet de l'USN, ils se reclament majoritairement du MRD. Pourquoi?

Ceux qui, contestent toute légitimité aux représentants et aux présidents des comités de soutien USN mis en place dans la diaspora, à Paris, à Bruxelle ou à londre se trouvent être des partisants du MRD. Pourquoi?

J'ai écouté sur les ondes d'une radio, un député de l'opposition, incitant à la désobéissance civile le jour du vote, soutenir, qu'il est tout à fait normal, de sa part, de ne poser aucunes questions à l'assemblée nationale, pour ne pas géner un membre du gouvernement, et non des moindres, qui se trouve être son propre beau-frère! On appelle cela conflit d'intérêt. De qui se moque-t-on?

Arrêtont d'être solidaire dans les conneries.

J'observe par ailleurs, que les députés hostiles à la participation de l'USN, n'ont pas démissionné de leur mandat pour protester contre la non application de l'accord cadres signé en décembre 2014, qui semble motiver leur appel au boycott.

Il faut sémanciper de l'imposture. Seul le talon fédére.

Le MRD, est tout de même le plus ancien parti de l'opposition.

DAF doit procéder au netoyage de son écurie s'il veux un jour prétendre rassembler le pays autour d'un projet et sortir de son statut d'opposant historique qui ne confére aucune espéce de légitimité politique bien qu'il soit un oppossant téméraire.

La posture, l'attitude et les comportement de beaucoup de ses membres actifs sur les réseaux sociaux et dans la diaspora, me paraîssent être contreproductifs et obscurcisent son combat pour un Etat de droit et la démocratie à Djibouti.

 L'opposition a certainement commis des erreurs d'appréciation, d'analyse politique et stratégique. Elle doit se réorganiser et se refonder . Cependant, l'USN en tant qu'entité politique nouvelle, doit rester une plateforme, démocratique, pour la conquête des droits politiques et la transition démocratique. Son combat politique pour un Etat de droit respectueux des principes de justice et d'égalité doit se poursuivre inlasablement et avec détermination.

 « J'aime les gens qui se rassemblent non pas sur un ennemi commun, mais sur un rêve commun » J. BREL

 Vive le République de Djibouti