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DJIBOUTI- Le Renouveau Citoyen

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24 mai 2016

CONSENTEMENT ET DROIT AU DÉSACCORD!

Areh AHMED FARAH

Convergence pour le renouveau citoyen

 «L'erreur ne devient pas vérité parce qu'elle se multiplie et se propage, la vérité ne devient erreur parce que nul ne la voit» GHANDI

 

CONSENTEMENT ET DROIT AU DESACCORD!

 En Afrique, la participation ou non à l'éléction présidentielle fait souvent débat au sein des coalitions des partis politiques de l'opposition. Cela est dû généralement au fait d'un manque de confiance, de sincérité et de transparence dans l'organisation de l'éléction, surtout quand celle-ci est organisée par le parti au pouvoir.

 Le MRD par la voie de son président, porte parole de l'USN, a décidé de ne pas suivre la décison du haut conseil, majoritairement favorable pour la participation à cette présidentielle d'Avril 2016. Cette position est pleinement légitime.

Il peut y avoir des divergences politiques au sein d'une coalition. Personne ne peut prétendre detenir la vérité absolue ni le monopole de l'opposition. Par ailleurs, on ne peut pas manquer de soulever une question : Le MRD est-il en mesure de présenter une candidature? Poser la question, c'est y répondre : en l'état actuel des institutions et de la conjoncture politique, c'est non! Le MRD reste toujours dissout, et son Pdt hors-jeu, du fait qu'il est bi-national. Pourquoi alors parler de boycott?

En 2013, avec USN, l'opposition est sortie d'un boycott de 10ans. Le plus long boycott élèctoral de toute l'histoire de l'opposition en Afrique.

Certains hurlent à la trahison pendant que la caravane passe!

 Il aurait été souhaitable que le pdt du MRD, renonça à sa double nationalité et convaincre les uns et les autres pour créer un consensus autour de sa personne pour être le candidat de l'USN afin d'incarner une vision nouvelle, une vision alternative. Cela ne fut pas le cas! Alors que veut ou demande le MRD aux autres parti politique membres de l'opposition. Le boycott collectif? Mais alors pour combien de temps, et avec quelle stratégie? Il faut rester raisonnable et faire preuve de responsabilté, garder son sens de l'engagement politique. Certes, une éléction libre et transparente est une exigence pour tout démocrate. La question du CENI, ne doit en aucun cas affaiblir l'avancée progessive et indéniable des idées et les aspirations de la majorité du peuple djiboutien au changement. En politique comme dans tous les domaines, savoir être pragmatique, raisonnable et responsable, sont les vertus de l'engagement et de l'action.

L'avenir, c'est aujourd’hui; et, ne pas l'insulter c'est se donner les moyens d'agir.

Attention, il n'y a pas demain sans aujourd'hui.

 Malgrés la mauvaise foi, le refus du pouvoir de créer les conditions d'une compétition loyale avec les multiples et inimaginables entraves aux droits politiques de l'opposition, USN , a décidé de prendre part à cette élection présidentielle comme ce fut le cas en 2013. Le boycott reste toujours est une erreur politique.

A la différence de toutes les autres coalitions de l'opposition , l'USN, a su lancer une véritable dynamique sociale et populaire pour le changement. Dans un état de déresponsabilité, elle a su mobiliser et sensibiliser les citoyens pour une prise de conscience de leur condition d'existence. Par la violence et la brutalité, le pouvoir a tenté d'en finir avec l'opposition et de la remetter dans sa boite appelée boycott pour encore longtemps, le temps nécéssaire pour lui d'organiser et de planifier une succession interne « apaisée »

  Et pendant ce temps.

Dans les rangs d'une certaine «opposition», de plus en plus séctaires et démagogues, hostiles à l'USN, s'arroge le droit d'insulter, de diffamer, de discréditer des hommes et des femmes honorables, victimes pour leur engagement politique, leur combat pour un idéal de justice, de démocratie et le respect des droits des citoyens.

C'est regrettable, irresponsable, et irrespectueux.

 C'est le procés d'intention, la méfiance et la suspiscion à tous les étages.

A qui profite le crime?

 Le MRD n'est pas le seul parti pour le boycott. Mais parmi ceux, qui alimentent la haine et le rejet de l'USN, ils se reclament majoritairement du MRD. Pourquoi?

Ceux qui, contestent toute légitimité aux représentants et aux présidents des comités de soutien USN mis en place dans la diaspora, à Paris, à Bruxelle ou à londre se trouvent être des partisants du MRD. Pourquoi?

J'ai écouté sur les ondes d'une radio, un député de l'opposition, incitant à la désobéissance civile le jour du vote, soutenir, qu'il est tout à fait normal, de sa part, de ne poser aucunes questions à l'assemblée nationale, pour ne pas géner un membre du gouvernement, et non des moindres, qui se trouve être son propre beau-frère! On appelle cela conflit d'intérêt. De qui se moque-t-on?

Arrêtont d'être solidaire dans les conneries.

J'observe par ailleurs, que les députés hostiles à la participation de l'USN, n'ont pas démissionné de leur mandat pour protester contre la non application de l'accord cadres signé en décembre 2014, qui semble motiver leur appel au boycott.

Il faut sémanciper de l'imposture. Seul le talon fédére.

Le MRD, est tout de même le plus ancien parti de l'opposition.

DAF doit procéder au netoyage de son écurie s'il veux un jour prétendre rassembler le pays autour d'un projet et sortir de son statut d'opposant historique qui ne confére aucune espéce de légitimité politique bien qu'il soit un oppossant téméraire.

La posture, l'attitude et les comportement de beaucoup de ses membres actifs sur les réseaux sociaux et dans la diaspora, me paraîssent être contreproductifs et obscurcisent son combat pour un Etat de droit et la démocratie à Djibouti.

 L'opposition a certainement commis des erreurs d'appréciation, d'analyse politique et stratégique. Elle doit se réorganiser et se refonder . Cependant, l'USN en tant qu'entité politique nouvelle, doit rester une plateforme, démocratique, pour la conquête des droits politiques et la transition démocratique. Son combat politique pour un Etat de droit respectueux des principes de justice et d'égalité doit se poursuivre inlasablement et avec détermination.

 « J'aime les gens qui se rassemblent non pas sur un ennemi commun, mais sur un rêve commun » J. BREL

 Vive le République de Djibouti

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9 février 2016

USN 2016: pour une opposition d'avenir

Par Areh Ahmed Farah

Convergeance pour le Renouveau Citoyen

 «j'aime les gens qui se rassemblent non pas sur un ennemi commun, mais sur un rêve commun» Jacques Brel

Ces paroles de l'auteur compositeur belge, illustrent s'il est encore besoin, l'impasse politique dans laquelle s'est trouvée la coalition de l'opposition djiboutienne (USN).

La violence et la ruse mais aussi les tergiversation internes sans fin, ont fini par ruiner son combat et obscurcir son projet. Du lierre recouvre désormais le mur de ses objectifs. Peut-on, légitimement, parler d'échec individuel et collectif de ses membres ? Sans doute ; car , il me semble qu'ils n'ont pas su se montrer à la hauteur de la tâche, qui requiert loyauté et clarté mais aussi une vision politique et stratégique. En d'autres termes,ils n'ont pas su gérer leurs susceptibilités multiples et faire preuve de réalisme politique. Ils n'ont pas su enfin débattre de ce qui les différencie et rapprocher les points de vus.

Il est pertinent de se demander, si les uns et les autres, au delà des discours convenus, partageaient réellement le même projet, le même rêve.

Et pourtant...

Les élections législatives de février 2013, furent une occasion pour tout Djiboutien épris de paix, de justice et de liberté, d'exprimer de la façon la plus nette qu'il soit, son désir de changement de politique. Ces hommes et ses femmes, ont eu le mérite et le courage de se lever pour mobiliser la société, là ou tout est fait pour qu'elle soit déresponsabilisée. Ils ont lancé une dynamique populaire pour le changement et le progrès social. Porte -flambeau d'une démocratisation et la promotion de l’État de droit, l'USN siège désormais au parlement. C'est une aube nouvelle et le travail entamé doit se poursuivre dans la durée et avec responsabilité et détermination.

2016, peut être l'année qui verra s'exaucer les rêvés de la majorité des citoyens Djiboutiens. Une nouvelle dynamique de l'opposition plus citoyenne, plus stratégique et politique dans ses inquiétudes, plus exigeante et pédagogue dans ses valeurs politiques, et le respect des principes droits le plus élémentaire .

Dans un pays ou l'éthnitisme et le système du parti unique restent la pesenteur constant des esprits, le changement dépend des Hommes, qui aliment le changement et qui entretiennent le changement.

 Vive la République de Djibouti

Vive la Paix et le Pluralisme Politique

 

9 février 2016

Le Multipartisme à Djibouti

Par Areh Ahmed Farah

LE FRUD1, LE RPP2 ET LE MULTIPARTISME A DJIBOUTI

  «Un Peuple prêt à sacrifier un peu de liberté pour un peu de sécurité ne mérite ni l'un ni l'autre et fini par perdre les deux». Benjamin Franklin

 La Paix c'est à la fois, la sécurité, la liberté et la justice. Elle permet l'émancipation, l'épanouisement, l'espérance, le developpement et le progrés social.

L'arbitraire, l'injustice, l'impunuté et la corruption représentent une menace et un danger pour la Paix, la stabilité et la cohésion nationle.

 Années 90: Un cap sur la démocratisation en afrique francophone

 Au début des années 1990, un vent nouveau souffle sur le continent noir. On assiste à un tournant histoirique en Afrique en général et en Afrique francophone en particulier. La chute du mur de Berlin qui signe la fin de guerre froide, a constitué le premier coup de semonce d'un monde bipolaire. Lors du sommet France-Afrique à la Baule (france), le président Français, François Mittérand dans son discours, exhorte les chefs d'Etat Africains, à l'ouverture du champs politique et l'instauration du multipartisme. Le cap est mis sur la promotion de la démocratie, des libertés d'expressions et la fin des partis uniques et l'avénement d'une nouvelle génération d'homme et des femmes politques. Le « vent de l'est » devait logiquement souffler dans les baobabs, à défaut de les déraciner.

Une mutation politique et institutionnelle devint inéluctable. Les chefs d'Etats Africains doivent impérativement engager leur pays dans la voie de la transitions politique devant conduire à la construction d'un régime démocratique. Ainsi, certains pays, contrains et forcés, se lancent dans l'organisation des conférences nationales et l'ouverture des dialogues politiques inclusifs marquant les permiers pas vers ce changement souhaité et encouragé. Des lors, les paroles se libèrent, la presse se diversifia, une société civil vit le jour.

 C'est dans un tel contexte, apriori plutôt favorable à une mutation et une transition politique par le dialogue politique, que le frud opta pour une rebellion armée.

La république de Djibouti, à peine 13 ans d'exitence en tant qu'Etat, va faire l'amère expérience d'une guerre civil avec tous les conséquences dévastatrices.

La question ici n'est pas de débattre les raisons légitime et illégitime de cette tragédie. Mais se demander précisément en quoi la guerre, cette irrédentisme fondateur a provoqué ou crée les conditions de l'émergeance d'un Etat du droit à Djibouti?

Le frud a formé et constitue aujourd'hui une alliance stratégique avec le Rpp. Une sorte de pacte pour un nouveau parti unique élargi.

 Par la ruse, le parti au pouvoir depuis 38 ans, arrive toujours, avec aisance, il faut le reconnaître, à retourner en sa faveur et saveur, les situations les plus compromises.

Habile dans l'art et la manière de traduire tout accord politique signé avec l'opposition, en une alliance stratégique. Les exemples ne manquent pas pour illustrer cet art de retournement et de détournement.

Alors, vidé de son contenu et du sens de son engagement, les partis se muent en objet politique non identifié: OPNI. C'est le prix de la compromission et du reniment, si ce n'est du fait d'une coupable naïveté.

 

 

Le pouvoir maintient, alimente l'esprit et le fonctionnement du système du parti unique qui, pour lui, doit impérativement demeurer intact et rester la référence principale, au mépris des principes de droit les plus élémentaires.

 L'émergeance d'un contre pouvoir, le pluralisme critique et politique sont vus comme porteur des facteurs potentiels de désordre. L'opposition est présentée comme une entrave, un frein au developpement et une menace pour la stabilité du pays. Un danger pour la paix. C'est le harcelement permanent, le licencement pour les militants et la prison. La déchéance de la nationalité en prime selon le cas. L'opposition est criminalisée. Ceux qui l'animent ont le choix entre l'exil ou la prison...

 La seule voix autorisées restent la voix monocorde du Rpp. Aujourd'hui devenu Rpp-Ump.

 Le Frud face à la situation politique actuelle.

 « silence ». C'est le mot d'ordre dans les rangs des membres du Frud sur la situation politique. Aucun commentaire sur la crise post électorale ni aucune réaction face aux multiples violences physiques répétées à l'égard de l'opposant djiboutienne. Pire, c'est à l'opposition, que le frud va chercher du tort, si l'on croit aux propos tenu par son pdt, lors dans son allocution à la convention de Rpp-Ump.

 Du côté du Président de l'Assemblée Nationale, membre du Frud, c'est le silence radio également sur ses agressions dont ont été notamment victimes deux députés de l'oppositions malgrés leur immunité parlementaire!

 La société politique à djibouti.

 Nous y reviendrons sur ce thème plus amplement pour une éventuelle contribution à l'étude du système politique djiboutien. Mais en préambule disant que le sytème politique à djibouti, se caractérise par un syndicalisme ethnique, une affinité élective ethnique. Celle-ci étant érigée en mode de gestion et de recrutement des élites politiques avec un système de parti unique, qui démeure le pésenteur constant des esprits et l'aune à laquelle sont jugées les loyauté et la légitimité.

Seul le renforcement des capacités de l'Etat, instrument de gestion et de régulation social, permettra de surmonter cette médiocratie structurelle.

 Pour être légitime l'Etat doit combattre l'arbitraire et respecter les régles et principes d'égalité et de justice. Aussi, un changement de «logiciel» s'impose pour le parti unique au pouvoir. Il faut entendre par là, un changement de mentalité et de gouvernance.

Faire preuve de civisme et de loyauté à l'égard de l'opposition. Entamer une marche vers une plus grande ouverture d'esprit et de tolérance à l'égard des opinions contraires. Convaincre au lieu de vaincre. Car une personne convaincu est vaincu alors qu'une personne vaincu n'est pas forcément convaincue. Une plus grande ouverture aux idées et valeurs du pluralisme critique est impératif. Cela permettra et favorisera une transition et une mutation politique pour un processus démocratique apaisés. L'oppression et la terreur détruient la politique et anéantisent la pluralité humaine. Ceux-ci conduisent et plongent les citoyens djiboutiens dans la résigantion et à la démission morale en tuant toute dynamique sociale. La somalie et d'autres pays en afrique en ont fait l'amére expérience.

  La réussite de toute transistion résulte d'une combinaison entre le respect et la mise en œuvre de grands principes, sans lequels il ne peut y avoir de démocratie. La paix grandit, se consolide et se renforce davantage sur le terreau de la justice.

Georgina Sanchez Lopez, a raison d'affirmer que «face à des évolutions aussi rapides qu'incertaines, des légitimités à construire, la démocratie reste à inventer avant de la perfectionner». Une transition démocratique entraîne l'abandon des anciennes régles du jeu politique et suscite l'apparition de nouveaux acteurs politiques et de nouvelles configuration stratégiques.

 La gestion des conflits par la voie démocratique n'est pas l'élimination des conflits.

Au contaire, c'est permettre aux acteurs politiques en présence de trouver une voix d'expression. John Rawls, théoricien de la justice, et un pationné de justice social, note que «chaque personne posséde une inviolabilité fondée sur la justice qui, même au nom du bien-être de l'ensemble de la société, ne peut être transgressé.

Pour cette raison, la justice interdit que la perte de la liberté de certains puisse être justifier par l'obtention, par d'autres, d'un plus grand bien.

Elle n'admet pas que les sacrifices imposés à un petit nombre puisse être compensés par l'augmentation des avantages dont jouit le plus grand nombre». J.R, propose une alternative contre l'arbitraire de la nature et l'héritage sociale, il s'agit de la théorie de la justice comme équité. Cette théorie nourrit une ambition égalitariste en s'attaquant aux idées qui sont la base et à l'origine du malaise social, l'utilitarisme.

  Vivre la République de Djibouti

 

1Front de Restauration de l'Unité et la Démocratie

2Rassemblement Populaire pour le Progrés – Parti au pouvoir depuis l'indépendance 1977

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